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Sur les pas des cathares et de saint Dominique

Sur les pas des cathares et de saint Dominique

Dates : du 6 au 11 avril 2022

Animation : M. Jean Bauwin, enseignant et journaliste à L’Appel
et M. Paul-Emmanuel Henry, guide touristique et historien de l’art.

Aux 12e et 13e siècles, une hérésie chrétienne, le catharisme, s’étend dans le sud de la France et dans la région d’Albi en particulier, où le clergé catholique est intellectuellement médiocre mais vit dans la richesse.
Organisés en corps autonome hiérarchisé, les cathares se faisaient appeler les « bons chrétiens » et refusaient l’incarnation du Christ ainsi que le mariage. L’Église catholique considérait leurs idées comme dangereuses. Pour les ramener dans son giron, elle mit en place une expédition militaire et le tribunal de l’inquisition qui furent soutenus par des Papes et saint Thomas d’Aquin.
En 1255, le dernier bastion cathare tombait à Quéribus, 11 ans après le château de Montségur où 205 cathares périrent dans les flammes d’un bûcher dressé par les Français, lors de la croisade contre les Albigeois.
Nous tenterons de saisir les origines du développement du catharisme et ses conséquences. Nos rencontres nous aideront à comprendre le point de vue des cathares et celui de l’Église, à relire avec nuance cette histoire qui s’est déroulée dans un cadre enchanteur et à l’actualiser dans la vie d’aujourd’hui.

1er jour : Mercredi 6 avril : Quel est le contexte historique, culturel et spirituel à l’époque de saint Dominique ?
Vol direct depuis Brussels airport pour Toulouse. Arrivée en fin de matinée. Transfert jusqu’au centre de Toulouse. Visite de la Basilique Saint-Sernin considérée comme la plus grande église romane encore debout en Europe. Elle abrite en son sein plus de 200 reliques, dont celles de 6 apôtres. Leur succès auprès des pèlerins permit à l’Église catholique de réaffirmer sa puissance par rapport aux cathares qui ne leur reconnaissaient aucune valeur. Découverte de l’église des Jacobins. Témoin du renouveau de la foi chrétienne face à l’hérésie cathare, le berceau de l’ordre des Dominicains et le siège de la plus ancienne université de France après la Sorbonne.
Installation à la résidence Adonis Carcassonne La Barbacane au pied des murailles de Carcassonne, pour quatre nuits. Les repas du soir sont pris dans un restaurant distant de moins de 500 mètres et d’un dénivelé de moins de 40 mètres.

2e jour : Jeudi 7 avril : Qu’est-ce que le catharisme ?Rencontre avec M. Éric Delmas qui se présente comme le représentant moderne du catharisme en tant que courant religieux. Il a fondé et anime une communauté cathare, qu’il fait vivre par sa présence sur les réseaux sociaux. Visite de Carcassonne (vieille ville, château et cathédrale) qui aux 12e et 13e s. abritait en son sein une importante communauté cathare. Temps libre dans la ville médiévale.

3e jour : Vendredi 8 avril : Comment combattre le catharisme ?
Visite de l’abbaye bénédictine de Fontfroide. Fondée en 1093, elle devient au 12e s., un rempart contre le catharisme. L’assassinat de Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide devenu légat du Pape, est l’acte déclencheur de la croisade contre les Albigeois, en 1209. À partir de 1312, son abbé Jacques Fournier dirige le tribunal de l’inquisition et poursuit sans pitié les cathares. Découverte du château de Quéribus, dernier refuge cathare qui occupe une situation comparable à un « dé posé sur un doigt ». En cas de mauvais temps, découverte du village de Cucugnan.

4e jour : Samedi 9 avril : Quelle était la stratégie de saint Dominique ?
Visite de la maison du saint à Fanjeaux, le lieu que choisit saint Dominique pour s’y établir et combattre le catharisme sur son propre terrain. Fanjeaux est considéré comme le berceau de l’ordre dominicain.
Repas de midi au monastère de Prouilhe, fondé en 1207 par saint Dominique pour y accueillir 9 femmes cathares qu’il avait converties.
Construite aux 12e et 13e s., en pleine expansion du mouvement cathare, l’église Notre-Dame de Vals est un exemple d’architecture étonnante, taillée dans la roche. La cité médiévale de Mirepoix est un exemple de bastide médiévale tournée vers le commerce. Les cathares étaient de remarquables tisserands.

5e jour : Dimanche 10 avril : Albi : la cathare ou la catholique ?
Si « Albigeois » et « Cathares » sont devenus des synonymes, c’est parce que la cité d’Albi était considérée comme un refuge pour les hérétiques. La cathédrale Sainte-Cécile a été construite en réponse au catharisme, comme une forteresse symbolisant la puissance de l’Église catholique. Visite de la ville au patrimoine remarquable. Temps libre. Visite possible (non incluse) du musée consacré à Toulouse Lautrec, peintre né à Albi en 1864. Installation au Grand Hôtel d’Orléans situé à Albi pour une nuit.

6e jour : Lundi 11 avril : Quel fut le rôle des Dominicains dans la lutte contre le catharisme ?
Témoignage d’un dominicain à Toulouse. Visite de la maison Seilhan (sous réserve) où vécurent en 1215 saint Dominique et ses compagnons. Découverte de l’amphithéâtre attenant présentant un plafond peint racontant la vie du saint en quinze tableaux (sous réserve).

Prix : 1049 €
Inclus : déplacements en avion depuis Brussels airport en classe économique, car confortable, logement en pension complète en hébergement 3 étoiles (normes locales) du repas du soir du 1er jour au repas de midi du dernier jour, boissons aux repas de midi les 3e et 4e jours et du soir le 4e jour, visites guidées, témoignages (sous réserve), oreillettes, pourboires, compensation CO2, assurances assistance et annulation.
Non inclus : pique-nique du premier jour, boissons

Supplément single : 149 €

Navette : sur demande depuis d’autres lieux d’embarquement. Prix à déterminer.

Remarques :

  • Voyage prévu pour personnes valides, autonomes pouvant marcher et suivre un groupe sans problème.
  • Certificat digital européen Covid dernière version exigé à l’aéroport, dans les hôtels, restaurants, musées. Pour des raisons d’organisation, nous ne sommes pas en mesure d’assurer la possibilité de test Covid durant ce voyage.